Han ça fait trop longtemps, j'suis vraiment, vraiment, vraiment désolée d'avoir autant tardé!
Avec les vacances (géniales au passage!), le concert...et puis j'suis retombée malade x'D
Enfin bref.
La suite est làààà!
Bonne lecture!
-T'es réveillé?
Pas de réponse. Comptant le nombre de pas qui lui était permis pour entrer sans marcher dans les dégueulasseries, analysant les positions que ses pieds devaient adopter pour ne toucher en aucun cas la substance, et une main plaquée fermement sur son nez et sa bouche, Bill tenta d'appeler Tom en approchant le plus possible.
-Est-ce que tu es mort? Ca s'rait vraiment trop bête, après une soirée comme ça...
Toujours pas de réponse. Il hésita un instant à prévenir Georg et Gustav pour qu'ils viennent l'aider, mais préféra, pour une fois, être celui qui vient au secours des autres, à ses risques et périls.
-Ca pue la mort, qu'est-ce que t'as mangé putain? Ca ressemble plus à rien...
Arrivé devant la fameuse vitre, il frappa plusieurs coups, histoire de secouer un peu Tom.
-Ho Tom! Ca craint faut que tu sortes de là. J'espère que tu t'es pas étouffé avec cette odeur...
Bill sourit pour lui même, se trouvant forcément un peu bête à parler tout seul. Il se décida enfin à ouvrir la porte vitrée, découvrant un Tom sale. Sale, endormi dans sa saleté.
-Berk, vraiment trop, trop berk!
N'osant pas toucher Tom avec ses mains, Bill lança son pied à l'encontre de son jumeau. Il le frappa doucement à l'épaule, mais Tom n'était décidément pas décidé à se réveiller. D'un geste mou, il tomba sur le côté, n'ouvrant pas les yeux pour autant.
-Putain Tom non t'abuuuses! Geint Bill en grimaçant.
Ne voyant d'autres alternatives, le brun parvint à attraper le pommeau de douche et le dirigea vers Tom en soupirant.
-Bon désolée gars, mais j'vois vraiment pas d'autres moyens. P'tètre que tu pueras moins, en plus.
Il alluma un jet d'eau tiède et le dirigea ensuite sur le bas du corps de son frère. Le but n'était ni de lui faire attraper une pneumonie avec de l'eau glacé, ni de le faire se réveiller en état de choc en l'arrosant au visage. Il envoya donc l'eau progressivement, jusqu'à ce que Tom esquisse un mouvement quand son cou fût mouillé.
-C'est l'heure de s'lever! Tonna Bill en continuant à monter.
Il s'arrêta cependant au niveau de la bouche de Tom, n'ayant pas planifier de noyer celui-ci. Tom ouvrit des yeux vitreux, sa tête chancelant dangereusement. Il considéra Bill une fraction de seconde, avant de hoqueter et se mettre à vomir.
-Putain c'est à gerber, plaisanta Bill en rinçant les renvois de son frère, tu crois que t'as fini? T'as encore quelque chose à vomir dans ton ventre?
Tom fronça les sourcils et balança sa main vers Bill, lui faisant signe de le laisser. Celui-ci ne pris pas compte du souhait de son frère, et s'agenouilla même à son niveau, non sans dégoût.
-Bon, on va essayer d'aller dans le salon ok? J'vais te ramener des fringues et on va y aller tout doucement.
Sans attendre de réponse, Bill se dirigea dans la pièce d'à côté, et revint une poignée de minutes plus tard.
-Essaye de pas tout salir en enfilant hein. Le pressing va nous coûter super cher sinon...
Le blond parvint à se mettre debout, non sans mal, et dévisagea ce frère qui se tenait devant lui. Il avait les cheveux gras, gras et long. Gras, long, et qui tombait devant son visage, s'emmêlant dans ses sourcils et ses cils, lui rentrant dans la bouche. D'énormes poches violacées cernaient ses yeux endormis, contrastant avec sa peau qu'il trouvait soudain vraiment pâle et transparente. Bill avait l'air malade, et ses lèvres sèches et gercées n'aidaient vraiment pas Tom à ne pas s'inquiéter. Il avait l'air malade, et fragile. Tom voyait Bill tanguer devant lui, il était persuadé que son petit frère ne tenait pas sur ses jambes, si frêles jambes. Et comment est-ce que Bill pouvait accepter d'être dans un tel état? Comment Bill pouvait se regarder dans le miroir sans être horrifié? Bill était toujours beau, toujours coquet, à la limite du narcissisme, et jamais, non jamais il n'aurait accepter de se savoir comme ça.
Sorti du bac de douche, il fit deux pas avant de s'accrocher fortement au lavabo. Il leva les yeux vers le miroir, mais c'est le reflet de Bill qu'il choisit de regarder plutôt que le sien. Il voyait Bill d'une façon plus chétive encore que précédemment. C'était quelque chose qu'il n'expliquait pas, qu'il ne cherchait même pas à comprendre. Bill avait attrapé un balai éponge qui traînait derrière la porte, et tentait tant bien que mal de nettoyer le carrelage gluant. Il pestait contre Tom, lui demandant de promettre de ne plus boire tout en l'insultant de tout les noms. Tom se demanda comment des mots aussi agressifs pouvaient passer la barrière des lèvres si innocentes de Bill. Sa bouche si innocente, son visage si innocent, son être si innocent. A l'heure qu'il était, tout était si innocent chez Bill.
-Est-ce que tu vas te taire, Bill?
-Ah c'est maintenant que tu t'réveilles! M'aide surtout pas à nettoyer hein! Putain mais vraiment la prochaine fois que tu veux boire, tu prends de l'eau! Putain! Mais tu sens pas l'odeur là?
Tom haussa les épaules et Bill se retourna en soupirant. Il était tellement reconnaissant envers lui. Il en avait envie de pleurer, de voir Bill à ses petits soins, et se sentait vraiment inutile. Bill avait décidément tout d'une ménagère. Pendant une fraction de seconde, Tom s'imagina Bill dans le rôle de mère. Après tout, c'était lui qui était venu le chercher, lui qui l'avait réveiller aussi doucement qu'il avait pût, lui qui avait choisit ses vêtements et lui qui nettoyait à présent. Un sourire grimaçant apparu sur son visage, et il fît passer son t-shirt au dessus de sa tête.
-Bouleeeet! Tu t'en es mis partout dans les cheveux! Cria Bill en regardant son frère, mi amusé mi choqué.
-Quoi?
-De la gerbe! Du vomis! T'en avais sur ton t-shirt! Et tu viens de te décorer les cheveux avec!
Tom grogna, et sans plus de cérémonie alluma le robinet du lavabo avant de pencher la tête sous celui-ci.
Il resta de longues minutes dans cette position, l'eau aspergeant l'ensemble de son crâne, et Bill fût presque inquiet de ne pas le voir émerger.
-Te noies pas hein?
Il avait fait le plus gros du ménage, et le sol carrelé de la salle de bain était de nouveau visible. Il marcha vers Tom à petits pas, de peur de glisser sur le sol encore mouillé, et arrivé à son niveau passa sa main de haut en bas sur son dos.
-Tu vas mieux hein? Questionna Bill, les sourcils froncés. Si tu veux, je peux essayer d'aller à la pharmacie en ville, te prendre de quoi aller mieux...'fin c'est si tu veux.
Tom émergea enfin, le visage et les dreads trempées.
-Ca ira. Ca va, j'suis juste fatigué, et j'ai mal au dos.
-Tu m'étonnes, t'as passé la nuit dans la cabine de douche. Plus boulet on peut pas... lui répondit Bill, secouant la tête avec un sourire moqueur aux lèvres.
Tom le considéra quelques instants, et le poussa légèrement sur le côté pour pouvoir passer dans la pièce d'à côté.
-Et un "merci" ça t'écorcherais la bouche? Connard. Marmonna Bill à l'intention de Tom.
Seulement Tom était déjà passé à autre chose, d'après le son de la télé qui résonnait à présent dans la chambre. Tournant sur lui même, Bill fît face à son reflet dans le grand miroir. Il plissa les yeux, scrutant l'image qui s'offrait à lui.
-Putain la gueule...
Il s'empressa d'ouvrir le robinet et aspergea rapidement son visage, l'essuya, et enfin coiffa ses cheveux. Ce traitement était certes bien court et léger par rapport aux habitudes de Bill, mais l'important n'était pas d'être beau, simplement présentable. Il quitta la salle et glissa lorsqu'il fût arriver au milieu de la chambre.
-Tom putain! T'aurais pas pût t'essuyer un minimum?! Bordel mais...putain!
Tom ne cilla pas, les yeux fixés sur le petit écran.
-Tom!
-Ta gueule Bill.
Ledit Bill sentit sa respiration se bloquer tout à coup, suite aux paroles de son frère. Tom était sans doute fatigué, malade et de mauvaise humeur, mais était-ce une raison suffisante pour le remballer de cette façon? Et depuis quand Tom remballait Bill d'ailleurs? Depuis quand il se permettait d'être si grossier et snob envers son frère? Ils ne s'étaient pas disputés, n'avaient pas échangé de mots plus plus hauts que d'autres. Aucune raison apparente expliquant le comportement de Tom. Et ça, ça avait le don d'énerver Bill.
-"Ta gueule Bill." Ah ouais? Ma gueule?
-Ta gueule.
-Écoute, écoute moi bien Tom, c'est pas parce que t'es trop naze pour tenir l'alcool qu'il faut remettre la faute sur moi ok? C'est pas parce que t'as la gueule de bois que tu dois me traiter comme j'sais pas quoi. C'est pas parce que t'es mon frère que tu peux te permettre de me traiter comme de la merde?
-Bill j'regarde la télé, alors s'il te plaît tais-toi. Ca passe mieux comme ça?
-Tu passes la nuit dans la salle de bain, et au lieu d'aller te coucher tu regardes la télé. Nan mais c'est n'importe quoi. Compte pas sur moi pour te porter dans ton lit, ou pour encore nettoyer ton putain de vomis.
-J't'ai pas demandé de le faire merde!
-T'aurais préféré que j'te laisse là dedans peut être?
-Peut être bien ouais, ça m'aurait évité de me prendre la tête avec toi pour de la merde. Si tu veux jouer tes ménagères libre à toi, j'ai pas demandé à avoir une mère de substitution j'te signale!
Bill cligna des yeux, visiblement blessé par les propos de Tom, mais se repris rapidement.
-J'en avais pas l'intention, si tu crois que j'ai que ça à faire.
-Et t'as quoi d'autre à faire? T'as des amis à aller voir? Une copine à retrouver? Tu comptes aller à la piscine? A la plage? C'est quoi ton emploi du temps si important putain?
Bill regardait Tom durement, se concentrant sur lui comme si un regard aurait suffit à l'exterminer. Bien entendu Tom lui faisait du mal en parlant ainsi. Le plus douloureux pour Bill était de ne pas comprendre le pourquoi de cette agressivité soudaine. Il cherchait tant bien que mal une raison. Peut être que la veille, ils s'étaient disputés, peut être qu'ils s'étaient battus, et que, trop saoul, il ne s'en souvenait pas. Peut être...
Face au manque de réaction de Bill, Tom prit le sourire le plus sacarstique possible et lâcha de sa voix la plus hautaine.
-Bien sûr que non, t'as rien d'autre à faire.
Il soupira et se retourna vers la télé qu'il avait lâché des yeux. Bill resta planté encore quelques instants et fît demi tour dans la salle de bain.
L'odeur putride avait presque totalement disparue, mais quelques parfums désagréables persistaient néanmoins. Il entra dans la cabine de douche après s'être rapidement déshabillé et fît couler un fort jet d'eau fraîche. Il se frotta longuement avec sa fleur de douche pleine de mousse, irritant sa peau, et ne s'arrêta que lorsque celle-ci le brûlait. Il se lava les cheveux rapidement, et une fois chose faite se rinça à l'eau chaude. Il enfila un peignoir, et se planta une fois de plus devant le miroir embué, appuyé sur le rebord du lavabo, et dessina du bout du doigt des formes sans interprétations précices. Il se surprit à écrire son propre prénom, sans même y avoir réfléchit. Il sourit pour lui même, admirant son oeuvre. Seulement, pour que ladite oeuvre soit parfaite, il manquait quelque chose. Ce quelque chose n'était autre que le prénom de son jumeau. C'est presque timidement que le brun osa inscrire le mot "Tom" au dessus de son prénom. Satisfait, il attrapa sa brosse à dents, la chargea de dentifrice, et frotta énergiquement l'intérieur de sa bouche. La mousse fraîche coulait sur son menton et son corps suivait le mouvement rapide et constant de son bras. Ses yeux se baladaient dans la pièce, s'arrêtant parfois sur un flacon de parfum, un chausson abandonné... Après avoir inspecté les lieux, il reporta son attention sur le lavabo, où traînait un crayon noir à la mine cassée. Il fronça les sourcils, arrêtant tout mouvement. Quelqu'un avait cassé son crayon. Bien entendu, ce n'était pas lui. Ca ne pouvait pas être lui, parce que Bill prenait soin de ses affaires, d'autant plus s'il s'agissait de maquillage.
Quelqu'un avait cassé son crayon, et ça, ça énervait Bill. Non seulement on y avait touché, mais en plus, on l'avait cassé, et on n'avait pas pris la peine de le tailler, ne serait-ce pour cacher le délit. Non pas que Bill aime faire des histoires, mais on lui devait des explications. Ce n'était pas qu'un crayon, c'était son crayon!
Son crayon. "Et alors?" se demanda-t-il subitement. Ce n'était rien d'autre qu'un crayon. Il en avait d'autres des crayons, au moins cinq. Et d'ailleurs, pourquoi avait-il des crayons? Pourquoi est-ce que lui, Bill, un homme, avait dans sa trousse de maquillage des crayons? Et pourquoi avait-il une trousse de maquillage? Il soupira, chassant de ses pensées ses questions perturbantes. Il réagissait vraiment comme une fille. S'énerver pour un putain de crayon, c'était vraiment faire sa fille. Avoir un crayon, c'était faire sa fille aussi. Peut-être que s'occuper de Tom, s'était faire sa fille aussi. Peut-être...
Il releva la tête vers le miroir toujours aussi embué, et en regardant ses dessins, il eut une idée. Si en étant homme, il faisait sa fille, peut être qu'en étant fille, il ferait son homme. C'était peut être la solution? Solution ou vengeance? Parce que oui, bien sûr, il en voulait à Tom. Tom devait sûrement payer ses mots, son comportement. Non Tom devait absolument payer.
Sa main balaya la surface glacée du miroir, lui permettant ainsi de se voir un minimum.
-Puisque j'ai rien d'autre à faire..., dit-il à mi-voix.
Il attrapa son fond de teint, et d'une main experte l'appliqua sur l'ensemble de son visage. Il s'empara ensuite de son blush, parce que oui, il avait un blush, au cas où. Il le posa sur ses joues, de façon à creuser certains endroits et rendre son visage encore plus fin, plus féminin. Une fois chose faite, il saisit son fard à paupières violet, celui dont il ne se servait jamais. Parce que le violet, ça faisait trop fille. Il appliqua la poudre soigneusement sur ses paupières, utilisant ensuite son fard noir pour un effet plus intense. La pointe de son eye-liner vint délicatement retracer la ligne au dessus de ses cils. Bill s'appliquait pour que tout soit parfait.
Pour sublimer ses yeux de biches, il posa un mascara noir, et admira enfin son oeuvre. Il s'avoua avoir eu du mal à se reconnaître. L'effet était impressionnant, le travail digne d'un maquilleur professionnel. Le brun songea d'ailleurs un instant à orienter ses études dans ce domaine, mais se ravisa tout aussi rapidement en repensant à tout le chemin parcouru pour arriver à son niveau d'étude. Il avait beau être un bon maquilleur, jamais il ne serait aussi fort dans ce domaine qu'il ne l'était en médecine.
Ainsi, Bill se retrouva maquillé, comme une fille. Et en peignoir. Avant de sortir de la salle de bain, il tendit la main vers la glace réfléchissante et du bout de l'index raya son prénom, de manière à ce qu'il reste tout de même visible.
Il ouvrit la porte et se dirigea rapidement vers les placards, de sorte à ce que Tom ne le voit pas. Il fouilla longuement, cherchant la tenue la plus courte et serrée possible. Malgré le peu d'affaires qu'il avait ramené, il était sûr d'avoir ce qu'il recherchait à sa disposition. Après quelques longues minutes de fouilles et avoir réveiller Georg, Bill fila de nouveau dans la salle d'eau, et enfila ce qui serait son déguisement du jour. Il s'agissait simplement d'un jean moulant, déchiré au niveau des cuisses et tombant bas sur ses hanches, parfaitement assortis à un t-shirt tout aussi serré, arrivant à peine en dessous de son nombril. Il brancha le fer à lisser qu'il avait pris soin d'emporter, et en une dizaine de minutes, ses cheveux furent parfaitement domptés et lisses. Avant de quitter la salle de bain, il attrapa la veste servant à couvrir ses formes inexistantes, l'enfila et se regarda une dernière fois dans ce miroir qui ne renvoyait pas son reflet, mais celui d'....
-Bon! Puisque j'ai rien à faire, j'me casse.
Tom m'offre un grognement en signe de réponse, ne prenant même pas la peine de se retourner. Ok... Georg lui, se retourne, ne semblant pas comprendre pourquoi je parle si brusquement à Tom. Une fois les yeux posés sur moi, il me détaille de haut en bas, la mine presque déconfite. Je hausse les sourcils, lui demandant implicitement si quelque chose ne va pas. Il secoue la tête en me fixant, l'air ahuris.
-Bill tu...hein? Nan Tom, Tom tu vas pas le laisser sortir comme ça?
Tom soupire, prend un air blasé et se retourne vers moi en roulant des yeux. Comme je l'avais espéré et prévu, il est pire que surpris. Il me regarde de haut en bas, ne semblant pas réaliser la situation.
-Euh...nan. Nan nan je le laisse pas sortir dans cet état nan.
Il se lève et vient me faire face, attrapant mon épaule...doucement.
-Ecoute euhm...va te démaquiller ok? Je cautionne pas que tu sortes comme ça.
-Ca veut dire quoi, "Comme ça" ?.
-Bill putain arrête de faire ton chieur et...
-Bill? Ah ouais?
Il me regarde, visiblement déconcerté.
-J'ai pas envie de jouer aujourd'hui, j'suis fatigué putain...
-Justement, je sors pour te faire de l'air. J'ai rien d'autre à faire.
Je me dégage lentement et me dirige vers la porte.
-Nan Bill sérieux change toi. T'es ridicule comme ça.
-Et qu'est-ce que ça peut bien te foutre? Ca ne me tuera pas.
Me voilà dehors. Dehors avec quoi à foutre d'ailleurs? La porte s'ouvre derrière moi. Je me retourne et tombe sur Georg, toujours aussi choqué.
-Euh...t'es sûr que tu veux sortir?
-Ouais.
-T'es encore bourré hein?
-Pas plus que toi. Y'a quoi de si choquant à ce que je veuille sortir?
-C'est pas le fait que tu veuilles sortir. Putain tu fais exprès, c'est obligé tu fais exprès. Tu vas vraiment sortir comme ça?
-Mais sortir comment? Avec mes pieds? Eh bien OUI, monsieur Listing oui, je vais utiliser mes pieds pour sortir. J'suis pas comme les playmobils, mes pieds sont pas amovibles! Et puis de toutes façons, j'suis déjà dehors.
-Bill putain tu veux pas revenir sur Terre trente seconde? C'est vraiment puéril comme attitude tu le sais? Je sais pas ce qui tu cherches à prouver, ni à qui, mais tu fais vraiment ton gamin.
-Et moi, je vois pas de quoi tu parles. Ni même à qui tu parles. Je peux y aller?
-...Je pense pas être la personne qui pourra te retenir. Tu rentres à quelle heure?
-Quand j'en aurais envie. J'en sais rien. J'ai mon portable, j'appelle en cas de drame.
Il m'offre un sourire crispé, et me voilà parti à l'aventure.
A en croire l'heure que m'indique mon téléphone, il est 15h. Les boutiques sont donc normalement encore ouvertes, pour mon plus grand plaisir. Je monte les escaliers, longe la piscine en évitant de croiser le regard de quiconque, me hâtant d'arriver enfin en dehors du complexe hôtelier. J'en profite pour admirer la végétation abondante, loin de ressembler à ce qu'on peut voir en Allemagne. On dirait qu'ici, tout sens bon, tout est beau. Tout. Mais aussi que chaque chose cache un secret. Que tout ce qui me paraît inoffensif est en vérité nocif et hostile.
J'arrive rapidement sur une petite route déserte qui descend jusqu'à la ville. Les graviers roulent sous les chaussures, et la chaleur est cuisante. S'habiller si chaudement, ce n'était vraiment pas une bonne idée, seulement maintenant j'ai peur de retirer ma veste.
Après une dizaine de minutes de marche, j'atterris devant une vitrine de magasin, et pas n'importe lequel. Un magasin de lingerie. Sans hésitation, j'entre et salue la vendeuse qui me regarde avec un petit sourire. D'un anglais mal assuré je demande à voix basse :
-Bonjour, je cherche...un dessous. Un dessous rembourré pour...enfin...
Son sourire s'élargit, et pendant un instant j'ai peur qu'elle ne se doute de ce que je suis. A priori, c'est impossible, mais comment en être sûr?
-Je vais voir ce que j'ai pour vous mademoiselle. Si vous voulez bien me suivre...
Elle m'emmène près des cabines d'essayages, et me demande de lever les bras. J'obéis, me doutant de ce
qu'elle va faire. Elle passe un mètre de couturière sous mes aisselles, faisant le tour de mon torse, ou plutôt ma poitrine.
-Très bien. J'ai ce qu'il vous faut. Ni trop osé, ni trop discret.
Elle s'en va et revient très vite avec...mon premier soutien gorge. Je souris à cette pensée. Nan mais qui aurait pensé un jour que moi, Bill Kaulitz, j'irais acheter, m'acheter un soutif?
J'en choisi trois au total, paye, et demande à la jeune femme la permission d'en enfiler un de suite. Elle accepte naturellement, et je peux enfin me débarrasser de ma veste.
Je crois que ce qui l'énervera d'avantage, c'est ce mâle auquel je m'agrippe. L'histoire, c'est que je galérais avec mes sacs pendant que je cherchais mon porte monnaie, et que ce jeune homme est venu gentiment m'apporter de l'aide. Je sais bien évidemment que si j'avais été dans mon personnage masculin, personne ne serait venu, mais bon...Il parle très peu allemand, et je dois me débrouiller avec mon mauvais anglais pour lui parler, bien qu'il me sorte de temps en temps deux ou trois mots en français. Il m'a proposé de m'aider à porter mes affaires jusqu'à l'hôtel, et bien entendu j'ai accepter. On arrive aux escaliers menant à la chambre, et j'entends le remue ménage de mes colocataires. Visiblement, Georg et Gustav sont sur la terrasse, à faire je ne sais quoi.
-Je suis de retour! Je lance d'une voix claironnante.
Aussitôt, les mecs arrêtent de parler, me dévisageant.
-Ah...dit simplement Georg, fixant mon invité.
Gustav lui, se contente de froncer les sourcils avec son habituelle gueule qui a l'air de me dire "t'es vraiment con".
-Bon euh...je vous présente...un ami. Je l'ai rencontré sur la route et euhm...voilà quoi. Ce con m'a aidé à ramener mes affaires.
Georg hausse un sourcil, se demandant sûrement pourquoi j'insulte ouvertement mon camarade.
-Nan mais t'inquiètes il parle pas un pèt' d'allemand. Il est où Tom?
-A l'intérieur, il regarde la télé.
-Pour changer. Bon on va poser les affaires.
-Tu vas le faire rentrer? Demande Gustav en se levant.
-Bah, ouais. Il m'a aidé quand même. J'vais pas le rembarrer maintenant.
-Mais à quoi tu joues putain?
Je lève les yeux au ciel et rentre dans la chambre, invitant l'autre à me suivre. Tom ne lève pas les yeux de l'écran, jusqu'à ce que je parle.
-Hey, j'ai fait plein d'achat.
Il se retourne, me regarde, et ses yeux dévient sur euh...je sais pas comment il s'appelle.
-C'est qui?
-Un ami. Il m'a aidé à porter tout ça, dis-je en écartant les bras pour lui présenter la multitude de paquets.
-Qu'il dégage. Nan mais t'es sérieux là? Tu rencontres des gens et tu les ramènes comme ça? On peut savoir depuis quand?
-Depuis que j'en ai envie. T'as un problème peut être?
-Je veux pas que t'invites des gens sans me prévenir! Des inconnus en plus! Et puis t'as vu comment t'es habillé ?! Putain on dirait une pute, il aurait pût te violer et te tuer dans un coin! T'es qu'un putain d'inconscient! Tu penses qu'à ta gueule ou quoi?!
-Si je dois me faire violer ou même tuer pour que t'arrêtes de me traiter comme de la merde...
J'ai complètement laisser tomber le jeu, j'en ai marre. J'me sens sale. Et vraiment con.
Je me dirige au fond de la chambre, me laissant tomber sur le lit deux places. C'est pas mon attitude que je ne comprends pas, c'est celle de Tom. Un coup protecteur à la limite de l'agacement, et un coup aussi intéressé par moi qu'un manchot l'est par une fourchette. Il semble pas comprendre que ça fait mal. Ca fait si mal d'être obligé d'en arriver là pour...pour qu'il daigne me montrer un peu d'intérêt et d'amour...
J'avais pas remarqué que je pleurais, mais tout le maquillage se met à couler dans mes yeux, et forcément ça pique. L'autre glandu se ramène et me caresse doucement dans le dos. Je le trouve dégueulasse, immonde d'oser me toucher. C'est pas de son réconfort dont j'ai besoin. A la limite je pourrais appeler ma mère, et lui raconter un peu l'histoire, en oubliant certains détails bien sûr. Mais non...j'me sens tellement seul, et sale. Et lui il est tellement à gerber. Il est même pas beau. Et il pue. Il dit des trucs dont j'ignore le sens, j'ai pas envie de chercher à comprendre quoi que ce soit. Je veux juste...je sais pas.
Je me retourne sur le dos, et le regarde me surplomber. Il est vraiment laid. Et il me fait peur avec ça. Il n'est rien de ce que j'ai l'habitude de voir. Il n'est pas musclé comme Georg, ni mignon comme Gustav, encore moins...comme Tom. Ou comme moi. Il n'est pas comme nous. Il n'est rien en fait, seulement un mec rencontré par hasard qui me sert de prétexte pour attirer l'attention de mon frère. C'est minable, mais autant en profiter.
J'agrippe brusquement sa nuque et l'attire contre moi, plaquant sa bouche dégueulasse contre la mienne. Son odeur forte pénètre mes narines, me dégoûte, et pourtant, tout son lui, aussi dégueulasse soit-il, me donne envie. Envie de jouer. Il se recule pour mieux revenir à la charge, léchant mes lèvres que je refuse d'abord d'ouvrir. Il bave comme un chien, et sa salive coule le long de mes joues. Je consent enfin à me laisser faire, et sa grosse langue visqueuse vient racler mon palais. C'est le baiser le plus répugnant que j'ai reçu de ma vie. Son muscle s'agite, cognant mes dents, frottant désagréablement ma propre langue qui refuse de bouger. Il monte carrément sur moi, et je n'ai d'autre choix que d'écarter les jambes en grand pour qu'il puisse s'installer comme il faut. Le pire, parce que oui il y a un pire dans tout ça, c'est le moment où je sens entre mes jambes, tout contre mes cuisses, sa virilité qui gonfle sous son short fin. J'ai presque envie de vomir, de pleurer... Il continue à fourrer son énorme langue dans ma bouche, risquant à chaque fois de m'étouffer. Je partage à regret le même souffle que lui, et ne peut que me retenir de le pousser loin quand je me rends compte de son haleine immonde. Ce mec est une erreur, et je suis en train de me frotter à lui comme je le ferais à la plus baisable des meufs de ce monde. Sauf qu'avec elle, je ne ferais pas semblant. Malgré toute l'horreur de cet instant, je ne pense qu'à une seule et unique chose.
A Tom. Tom qui regarde la télé à quelques mètres de là, et qui ne se doute pas encore de ce qu'il se passe. Mon autre main accroche sa hanche, descend sur sa cuisse. Et là, je presse fermement, le faisant haleter dans ma bouche. Ses dents s'accrochent sans douceur à mes lèvres. Ca m'étonnerait même pas que ce mec soit qu'un pauv' puceau, croyant s'être trouvé une meuf pour faire enfin descendre la pression accumulée dans ses couilles. Je m'accroche plus fort, cherchant à le faire gémir franchement, mais on dirait que rien ne marche. Au grands maux les grands remèdes. Ma main glisse entre ses cuisses et touche sa bite dressée à travers son short ridicule. Et là hurle littéralement. Un gémissement aussi fort que désagréable. Je tiens toujours son membre, essayant de penser à tout sauf à ça, et il gémit encore et encore. Il met fin à notre baiser brutal et me bave dessus, m'envoyant des coups de langues sur les lèvres, me la fourrant limite dans le nez. A vomir, c'est à vomir. Parmi tout ces halètement canins, je parviens à entendre des bruits de pas, et soudain un vide au dessus de moi.
Et puis il y a Tom. Tom qui hurle. Qui frappe. L'autre qui cri aussi.
Et puis y'a mon sourire.
Bon je vous avoue que c'est pas aussi long que ce que je voulais.
Mais j'ai été dans l'obligation de couper, parce que je dois aller dodo x')
Et surtout que c'était ça ou RIEN. Gnahaha.
Bon bon, pour la première fois de ma vie, j'ai fait une review de mon week-end TH, si ça interesse quelqu'un c'est ici.
La suite pour bientôt, j'suis du genre TROP inspirée quoi ='P
Bizouw les enfaaaants!
PS : Désolée pour tout ceux qui me laissent des com'z pour aller lire leur suite, j'ai pas encore eu le temps mais je rattrape tout mon retard cette semaine!
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