Chapitre Seize.

Chapitre Seize.

Hey.

J'espère que vous avez tous passé de bonnes vacances, une bonne rentrée tout ça tout ça.
Pour ma part, j'ai passé de très longues vacances vraiment géniales. J'ai squaté pas mal chez les gens x'D (Merci à tous d'ailleurs <3) , j'suis allée en Belgique pendant quelques jours pour un groupe que vous connaissez sûrement pas (Ils sont allemands, bizarres, et y'a pas mal de fic sur les jumeaux du groupe, mais je m'étends pas là-dessus, vous devez pas voir où je veux en venir.), et puis bien sûr au mémorable caming de SainteMarieTaMère, plus communément appelé Camping le Florida à Sainte Marie de la Mer.
Bref.

La suite, j'ai mis du temps, je m'en excuse sincèrement. Comme je vous l'ai dit, j'ai des priorités autres qu'écrire, j'suis tout simplement épuisée. Mais bref, j'espère que cette suite sera à votre convenance.

Bonne lecture!



Chapitre 16


Emily avait de la poigne. Elle tenait fermement Gustav dont les yeux débordaient de larmes de panique. Il regarda nulle part et partout à la fois, cherchant l'air qui ne parvenait plus à ses poumons. Il sentait ses joues le brûler, et malgré ses pieds et ses bras qui partaient dans tout les sens, Emily n'avait vraiment pas l'intention de le libérer. Gustav aurait voulu appeler Georg à l'aide, puisque celui-ci ne pouvait pas le voir et que Tom, effaré par la scène, ne semblait pas prêt à réagir.

-Crève. Chantonna Emily alors que le corps de Gustav ruait sur le lit.

-Bordel! Hurla Georg, descendant de son propre lit en catastrophe. Bordel, putain! Criait-il encore en tenant Emily par les épaules. Lâche le putain!

Il frappa Emily dans le dos, fort. Au bout de deux coups elle se décida à lâcher prise, et alors que Gustav reprenait sa respiration dans un grand râle, elle se retourna contre Georg comme une furie, le frappant au visage sans ménagement. Elle l'avait d'abord giflé puis avait donné de grands coups de poings, s'acharnant en souriant.

Et Tom avait juste l'air au dessus de tout ça.

Il n'approuvait pas la réaction de sa soeur, qui déchiquetait de ses longs ongles les vêtements de Georg jusqu'à percer sa peau en le faisant crier. Non, il était simplement trop bouleversé pour tenter quoi que ce soit. Il ne s'agissait pas d'Emily, ou bien même de Bill. C'était un animal terrifiant et dangereux.
Il était comme dans un cauchemar où ses anciennes plaies s'ouvraient comme des fleurs, où la douleur affluait dans ses membres au moindre mouvement. Il se revoyait plus jeune, seul devant son double possédé. Il entendait ses appels désespérés, les pas beaucoup trop lents de sa mère dans les escaliers. Il ressentait la terreur de celle-ci lorsqu'elle avait découvert ce qu'il se passait dans la chambre. Et plus que jamais, il se rappelait de sa peur à lui, cette peur qui l'avait fait se lever et dévaler les escaliers pour chercher du secours. La peur, c'est ce qui avait maintenu Tom debout pendant tout ce temps.
Et aujourd'hui, tout était comme le remake d'un film d'horreur. Tout était horrible, de l'expression d'Emily jusqu'aux petites tâches pourpres apparues sur le t-shirt de Georg.
Sans un mot, il avança et empoigna avec force la cascade de cheveux noirs et emmêlés.

-Lâche moi! Pesta Emily en plissant ses yeux.

Il ne la serra que plus fort. Agité, Georg fit un bond en avant pour enfin pouvoir riposter, lançant de grands coups de poings en direction d'Emily, mais Gustav qui avait quelque peu retrouver ses esprits parvint à maintenir son aîné à distance, tandis que Tom entraînait Emily de l'autre côté du lit, s'assurant qu'elle ne reviendrait pas à la charge. Seulement, au lieu de se calmer, elle retourna son acharnement contre Tom.
Elle l'insultait d'une voix basse, enfonçant ses griffes dans la peau de ses bras jusqu'à le faire saigner, et tout son corps semblait se délecter de cette souffrance qu'elle offrait méchamment.

Elle ressemblait à un chat. Non pas le gentil petit minou allongé sagement au coin du feu, mais bien à cette saleté de chat de gouttière qui va chercher des noises aux chiens passants, hérissant ses poils sur son dos en aplatissant ses oreilles, grondant sourdement et prêt à bondir à chaque seconde. Le genre de chat qui une fois qu'il s'est jeté sur sa victime ne lui laisse de répit qu'une fois mise à terre.
Et alors qu'elle attaquait encore Tom, celui-ci lança sa main à l'encontre de son visage, la giflant brutalement. Elle semblait si sonnée que pendant quelque seconde, elle fixa droit devant elle sans plus bouger.
Georg et Gustav, haletants, s'étaient eux aussi figés, attendant avec appréhension la suite des évènements. Il leur alors semblait qu'ils étaient à un tournant décisif de cette histoire.
Emily leva les yeux vers Tom, ses pupilles complètement affolées. Elle porta tout d'abord sa main à sa joue douloureuse, encore surprise de s'être fait si violemment ramenée sur terre, puis rendit à Tom une claque magistrale avant de l'attraper par les épaules et le lancer littéralement sur le lit.

Tom n'eut pas le temps de voir le coup venir, et déjà le poings d'Emily s'écrasait contre son ventre. Il se cambra en criant, subissant encore quelques coups, et une fois de plus il se releva, frappant encore Emily, plus fort encore que précédemment. Il la frappa encore, et encore, toujours plus fort et avec toujours plus de haine. Cette bagarre était similaire, pour ne pas dire identique à toutes celles qui avaient pu éclater entre Bill et Tom. Elles se faisaient rares mais d'une telle intensité que ni Georg ni Gustav n'osaient jamais y prendre part pour les raisonner.
Tom venait d'immobiliser Emily contre le matelas, jurant que si elle continuait il allait finir par la tuer, quand elle se mit à pleurer bruyamment, repliant ses jambes contre son torse. Elle avait l'air d'une petite fille perdue, suppliant Tom de bien vouloir la lâcher.
Seulement une phrase fit tilter Gustav. "Pourquoi est-ce que tu me bats encore? Pourquoi on se dispute?".
Tom semblait ne pas l'entendre, encore une fois il semblait être ailleurs.

-Bill tout va bien? Tenta Gustav alors que Georg tourna vivement sa tête vers lui avec de grands yeux, l'air de dire "T'en as pas eu assez?".

-Non, couina Bill dans un sanglot. Non tout n'allait pas bien, tout était n'importe quoi.

Tom n'était visiblement pas prêt à le laisser partir. Il avait la mâchoire crispée et paraissait au moins aussi agressif et imprévisible qu'Emily l'était quelques minutes avant.

-Tom laisse moi tranquille, tenta encore Bill d'une voix faible. Laisse moi s'il te plaît.

-Ta gueule.
Trancha Tom en s'éloignant. C'est vraiment pas le moment de pleurnicher putain. Ferme ta gueule et dors.

Gustav se leva, approchant tranquillement de Bill. Il savait qu'il n'avait plus rien à craindre et que son ami était plus vulnérable que jamais. Il avait toujours l'air un peu perdu, ou complètement perdu ouais, quand Emily disparaissait. Gustav ne doutait pas de l'amnésie de Bill, mais il pensait tout de même que si Bill avait vraiment voulu se souvenir de tout, alors il n'avait qu'à réfléchir un peu. Sa mémoire était plus sélective que celle de n'importe qui d'autre dans cette pièce, mais les évènements occultés n'étaient en aucun cas effacés, simplement profondément enfouis.

-Il faut que tu dormes Bill, on parlera de tout ça demain.

-Ou pas.
Grinça Bill. Je ne veux pas savoir des choses qui me concerne demain! Cria-t-il en repoussant son ami.

La situation ressemblait horriblement à celle qui avait envenimé les choses une dizaine de minutes plus tôt.

-Ca suffit! Rugit Gustav en tirant Bill sur le lit. Tu fais pas chier et tu dors bordel, j'en ai marre de toute cette histoire! Insista-t-il en commençant à pleurer. Tu vas dormir parce que sinon je t'assomme et tu seras bon pour le sommeil éternel!

-Ne sois pas méchant avec moi
, dit Bill d'une voix basse, son intonation ressemblant dangereusement à celle qu'utilisait Emily. Je viens de me faire tabasser par Tom, mais j'ai encore plein de ressource et si tu veux qu'on se batte, j'hésiterai pas à être violent.

-Écoute
, dit enfin Georg en levant ses bras, signifiant à Bill qu'il ne cherchait en aucun cas à se battre avec lui, tu vas aller dormir, parce que cette soirée a été très éprouvante pour nous tous. On en a vraiment marre hein tu sais, ajouta-t-il en hochant la tête, on a vraiment envie de t'étouffer cette nuit dans ton oreiller, on veut vraiment que tu finisses par crever en silence, mais ce soir on est juste trop épuisé, okay? Alors on va tous tranquillement aller dormir, et demain matin, si tu veux encore te battre, Gustav et moi on fera en sorte que tu ne ressembles même plus à Tom, parce que ce soir tu nous as particulièrement pris la tête.

Irrité, Georg ne parvenait que très peu à se contenir. Il rêvait de serrer ses mains autour du coup gracile de Bill, de le sentir ses débattre dans son agonie. Au lieu de ça, il se contentait d'effrayer Bill qui avait filé sous la couverture les larmes aux yeux. Il ne pouvait s'expliquer pourquoi autant de méchanceté venant de ses amis et de Tom.

Il ne pouvait se l'expliquer, mais il pouvait le deviner.

Georg remonta sur son lit, ne lâchant pas Bill des yeux. Gustav s'installa lui aussi sous ses fines couvertures, et Tom resta encore quelques minutes à l'écart, adossé contre le mur en regardant furieusement son lit. Fatigué, il consentit encore à aller se coucher, et une fois allongé près de Bill il lui intima de ne pas essayer de s'approcher de lui pour se blottir, et encore moins de lui parler.
La nuit poursuivie son cours sans incident majeure, si ce n'est le méchant coup de pied que Tom lança à Bill lorsque celui-ci l'avait un peu trop approché.

Le matin bien entamé, les quatre jeunes se réveillèrent enfin. Georg et Gustav appréhendaient la journée, craignant de voir apparaître le démon Emily comme chaque matin depuis quelques jours déjà.
Assis sur la terrasse devant un verre de jus multivitaminé, les deux aînés discutaient ensemble des épisodes de la veille au soir alors que les deux autres paressaient encore dans leur lit.

-...Chaotique. Dramatique. Diabolique. Terrifique, énuméra Georg, les yeux perdus dans le vide.

-"Terrifique" n'existe pas. Mais ouais, c'était tout ça. Répondit Gustav en soupirant.

Georg posa bruyamment son verre et leva les yeux vers Gustav, l'air grave.

-Je suis de ton côté. Putain je suis avec toi Gustav, je suis désolé d'avoir dit tant de trucs qui n'avaient même pas de sens. J'suis avec toi.

Gustav considéra rapidement Georg avant de reporter son attention sur son verre, et répondit sans entrain, de manière plutôt glaciale, en fait.

-Tu es avec moi parce que tu as peur.

Georg avait peur, c'était un fait incontestable. Depuis qu'il s'était fait tabasser par son meilleur ami possédé par une fille, il se chiait carrément dessus, il avait la trouille du siècle, et son seul point de repère dans cette effroyable situation, c'était Gustav.
Gustav, il avait peur aussi. Il avait vraiment peur, mais pas pour lui, pas comme Georg. Gustav il avait vraiment peur pour ses deux jumeaux préférés qu'il voyait être arraché l'un à l'autre par l'intervention démoniaque d'une triplette non désirée. Bon, peut-être un peu désirée. Il avait peur, mais il savait faire face. Il avait rapidement fait la part des choses, étudié les attitudes de ses amis, leurs habitudes. Son cerveau était en constante ébullition, à tout regarder, tout écouter, tout analyser. C'était épuisant, mais il pouvait être fier d'avoir pris les choses en mains dès le début, fier de savoir pour avoir moins peur pour lui et mieux agir pour eux.

-Je... Nan, je te crois maintenant. Je crois tout ce que tu m'as dit.

-Tu préfères me croire plutôt que d'affronter ta propre réalité. Cherche pas d'excuses, Georg.

-Mais j'étais quand même avec toi dans un sens!

-Tu seras pas avec moi tant que t'auras pas compris que cette chose, ce truc qui possède Bill n'existe pas. Tu ne seras pas avec moi tant que tu n'auras pas compris qu'ils sont en danger.

-J'ai compris tout ça Gustav, putain! Elle a faillit t'étrangler!

-Il a fallut qu'elle devienne violente pour que tu comprennes enfin les choses. J'ai même pas envie de discuter avec toi tu vois, mais je sais que si on se dispute, tout les deux, on sera seul chacun de notre côté contre eux deux, ensemble.

-Tu veux dire que la seule chose qui fait que tu me tolères encore dans ton périmètre, c'est que t'as peur d'être seul face à eux?

-Bon, ta gueule. J'vais t'en mettre une, ça va partir en n'importe quoi, et tu sais bien que c'est pas ce qu'on veut. La chose qui fait que je reste avec toi, c'est que je sais que t'es le plus grand con de cette planète et que t'as pas fait exprès
, consentit enfin à dire Gustav, souriant légèrement et détendant l'atmosphère par la même occasion.

-Bonjour. Tenta Bill en se frottant le bras.

Georg le salua rapidement de la main, se levant presque précipitamment.

-Georg. Gronda Gustav en le regardant les sourcils froncés. C'est du deux contre deux, alors me lâche pas.

-Un contre un
, rectifia Georg en pointant son menton vers Bill qui était seul. Toi et...

-Deux contre deux, Georg.


Mal à l'aise, Bill avança jusqu'à une chaise, attrapant un verre sur la table. Sans un mot, il se servit un verre de jus de fruits et portant la boisson à ses lèvres en n'osant lever les yeux sur Georg et Gustav.

-Bien dormi? Demanda Gustav en touchant doucement l'épaule de Bill.

-Tom m'a poussé, j'étais agité, mais ouais. Arrêtez de faire vos... Putain arrêtez de faire vos tapettes, dit-il en s'énervant légèrement. Putain mais dites moi ce que j'ai, ce qu'il se passe, et arrêtez d'être comme si vous marchiez sur des os.

-Des oeufs Bill, des oeufs
Corrigea Georg en levant les yeux au ciel.

-Des os, des oeufs, des yeux, j'm'en branle tellement Georg, continua-t-il avec fougue, ses mains s'agitant devant lui, dites moi pourquoi on dirait que vous complotez contre moi et contre Tom. Parce que putain, hier soir vous deviez nous dire des trucs, et vous l'avez trop pas fait.

Georg cherchait le regard de Gustav, tandis que celui-ci fixait Bill avec attention. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait raconter ou pas à Bill, il ne savait pas à quelle partie de la soirée le brun faisait allusion. De toute évidence, il voulait qu'on lui rafraîchisse la mémoire à propos de la veille, de la bagarre. De la presque tuerie.

-Calme toi, et ensuite on en parle, décida Gustav en frottant le bras de Bill pour l'apaiser.

J'ai pas envie que tout recommence, alors on va faire les choses calmement. Fini de déjeuner.

-Oui Maman.
Cracha Bill avant d'attraper furieusement son verre et d'engloutir son contenu tout en fixant Gustav d'un air mauvais.

Le ventre de Gustav se tordit. Ce "Oui Maman." avait un air mauvais, un air d'Emily. Ca lui faisait mal que son Bill pense ça de lui, mais il ne pouvait rien y faire, seulement redouter une nouvelle apparition de son double démoniaque.

-Nous y voilà, annonça-t-il en croisant ses mains sur la table, se donnant un grand air.

Je veux que ça soit clair, rapide et... et c'est tout.

-Bon
, se lança Gustav. Hier soir, Tom te frappait parce que tu as frappé Georg. Et avant ça, Georg te frappait parce que...

-Attend attend! Georg me frappait?
Répéta Bill, hargneux.

-Laisse moi finir put-

-Non! Non putain! Georg n'a pas ce putain de droit de me frapper! Tu vas mourir mec, putain j'vais te tuer!
Cria-t-il en se levant, tournant autour de la table à grandes enjambées.

En quelques secondes il était à la hauteur de Georg qui s'était lui aussi levé. Bill avait au moins une tête de plus que lui, et pendant un bref instant il le regarda de toute sa hauteur avant de cogner dans son ventre sans que Georg ne s'y attende.
Gustav qui avait réagit rapidement pu canaliser Bill avec facilité. Un seul coup avait été porté, et Georg malgré la douleur ne semblait pas s'en formaliser. Il leva d'ailleurs les yeux vers son agresseur, lui adressant avec un regard mauvais :

-Emy frappe plus fort que toi.

-Georg!
Gronda une fois de plus Gustav en poussant Bill plus loin. Putain mais n'envenime pas les choses! Bill retourne t'asseoir!

Au bout d'une bonne minute de négociation, le brun retrouva enfin sa place.

-Georg te frappait parce que toi, toi tu m'étranglais. Termina-t-il en tirant sur son col, montrant à Bill les marques rouges qu'il lui avait laissé en souvenir.

-Oh merde.

-Je sais que c'était pas toi mais...

-Nan
, coupa Bill. Nan tais-toi. Si c'étaient mes mains, c'était moi. Acheva-t-il, un sanglot dans la voix.

-C'était pas toi Bill.

-Des fois j'ai envie de te tuer Gustav. Et des fois, j'ai envie de tuer Tom. Et Georg aussi. Mais je pensais pas que...

-On a tous envie de tuer un jour ou l'autre Bill.

-Ouais mais, moi, c'est pas pareil. Je...

-Tu...?
Demanda Georg en attendant la fin de la phrase.

-Okay, je vous fait un café?

-C'est une blague là. Un café?
Redemanda Georg en ouvrant de grands yeux.

La porte de la chambre s'ouvrit que un Tom grogi, baillant à s'en décrocher la mâchoire. D'un regard circulaire, il parvint à reconnaître les visages qui s'étaient tournés vers lui, et il sourit en regardant Bill. Bill ou Emily, d'ailleurs?
Gustav pensait avoir compris, et c'est lorsqu'il vit Bill, non Emily, glisser jusqu'à Tom et carrément ronronner contre lui qu'il fut sûr.
Elle enlaçait Tom en nichant sa tête dans son cou, faisant glousser celui-ci qui n'hésitait pas à lui rendre son étreinte avec la même intensité.

-Désolée pour hier au soir, dit-elle en frottant son nez à l'épaule bronzé de son frère, à quelques centimètres de sa cicatrice, j'ai été méchante avec toi et... excuse moi.

-C'est rien.
Susurra Tom.

Roucoulant, elle secoua sa tête avant de regarder Tom avec de grands yeux brillants, et sans se soucier de qui pouvait bien les voir, elle posa ses lèvres sur celles de son grand frère qui accepta le baiser sans hésiter.

-Wow! Fit Gustav en se levant d'un bond alors que les jumeaux se séparaient. C'était quoi ça? Putain. C'était quoi, ça!

-Des fois, j'ai envie de te tuer Gustav. Répondit Emily en inclinant doucement sa tête.

-C'est pas cool. Chuchota presque Georg, n'osant regarder directement Tom ou Bill. Euh, Emily. Vous devriez pas faire des choses comme ça. Pas devant nous au moins.

-Parce que Gustav est jaloux?
demanda-t-elle en souriant encore.

-Gustav est quoi? Demanda Gustav lui même, relevant un sourcil.

-Gustav aime les baisers que je lui donne, souffla Emily avant d'avancer vers la cafetière. Café?

-Non. J'aime pas tes baisers non. On était des gamins putain, j'ai juste été surpris!

-Mais tu as aimé ça
, insista quand même Tom. Avoue qu'Emily te plaît bien.

-Arrête avec ça
, termina le blond, agacé.

Georg baissa la tête sur son verre. Depuis la veille, il avait l'air d'une autruche, voulant s'enterrer à chaque secondes. Gustav se leva, et débarrassa ce qu'il restait de son petit déjeuner. En passant près de Tom et Emily alors qu'il se dirigeait vers l'entrée de la chambre, il entendit un chuchotement, presque inaudible, quelque chose qu'il n'aurait jamais du, jamais voulu entendre, et qui le fit perdre pieds totalement, faisant tout son monde s'effondrer autour de lui.
Cette phrase qui n'aurait jamais du prendre de sens entre deux frères, même pas entre frère et soeur, chuchotée par Tom, glissant de ses lèvres avec tellement de sous entendus qu'il était tout simplement impossible que Gustav se trompe.

-Moi j'aime te baiser.

Tout simplement.


Et voilà.
J'espère que ça vous plaît quand même hein.
J'avoue que je suis pas tout à fait satisfaite de ce chapitre, mais j'arrivais vraiment pas à faire mieux.
Désolée.

Je remarque quand même que les com'z baissent, alors que les visites sont en constante augmentation.
Pas que je réclame ou quoi, mais c'est quand même stimulant d'avoir des avis, alors mettez-y du votre comme j'y mets du mien pour écrire. J'aime pas mettre des limites de commentaires, mais si c'est comme ça que ça doit marcher pour avoir au minimum un avis de tout le monde hein... Cependant, merci à celles et ceux qui m'en mettent régulièrement!


Questions (Reprenons les bonnes habitudes x'D)


--------------------• Pensez-vous que Gustav et Georg survivrons à cette fiction?
--------------------• Il y a quelque chose d'assez flagrant qui apparaît dans ce chapitre, et qui -------------------------semble être la faille de Bill. C'est...?
--------------------• Comment va réagir Gustav par rapport à la dernière phrase prononcée par ------------------------Tom?
--------------------• Georg est-il selon vous vraiment du côté de Gustav?
--------------------• Vous aimez bien Emily? oui, non... Pourquoi? (C'est surtout le pourquoi qui -------------------------m'intéresse.)
--------------------• Selon vous, un lemon est-il bienvenu au prochain chapitre?

Je fais du mieux que je peux pour écrire la suite rapidement, et pourquoi pas avoir des chapitres d'avance!

A bientôt!


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# Posted on Friday, 19 September 2008 at 11:59 AM

Edited on Friday, 19 September 2008 at 2:40 PM

Chapitre Dix-Sept

 Chapitre Dix-Sept

Je m'excuse une fois de plus pour tout ce retard accumulé.
J'ai fait beaucoup de choses ces derniers temps, entre le lycée, les devoirs, les baby-sitting, mon week-end en Allemagne, le concert de Ki-Pi, j'ai eu le temps de pratiquement rien. Lire et écrire sont des choses difficiles pour moi en ce moment.
Mais la suite est enfin là, et au final c'est ce qui compte nan?

J'espère qu'elle vous plaira, parce qu'à moi, elle me plaît bof...
Vous avez été nombreuses à me dire qu'un lemon serait une bonne chose, mais j'ai trouvé préférable de l'intégrer dans la partie suivante, désolée.

Bonne lecture!


Chapitre 17

C'était comme s'il était saoul.

D'abord, le déni.

C'était tout bonnement impossible qu'il ait entendu ça. C'était son imagination, ses nerfs à vif depuis quelques jours déjà. C'était la pression, et le manque de contact avec ses amis, et le manque de sommeil, et le manque de soutien.
Et un gros manque d'auto-conviction.

Ensuite, la perte de l'équilibre.

Il n'avait plus aucun repère, plus aucun appuis. Sa marche vers la chambre était lente et mal assurée, et d'ailleurs Georg le héla, lui demandant si tout allait bien pour lui.

Si tout allait bien, hm? Si découvrir l'éventuelle relation incestueuse, et corporelle, et sexuelle, et dégoûtante, choquante, répugnante, gerbante, flippante, qui unissait deux de ses meilleurs amis, alors Gustav pétait la forme et ne s'était jamais senti aussi vivant de sa vie.

Hormis le goût acide des reflux gastriques qui remontaient dans sa gorge, et le tournis, et l'envie irrépressible d'égorger les jumeaux, Gustav semblait tenir le choc. Et ce n'étaient pas ces quelques visions des corps nus et entrelacés, emboîtés de Bill et Tom qui allaient venir à bout du jeune homme. Ni même les gémissements de jouissance qu'il était en train de s'imaginer, le nom de Tom glissant de la bouche de Bill en de longs soupirs rauques, ou le bruit de la moiteur de leurs corps, des frottements, glissements.
Il ouvrit la porte. Il ouvrit la porte, et regarda droit devant lui, avant de la refermer. Il fixait le lit. Le lit double. Le lit double de ces connards de pédés d'incestueux de meilleurs amis. Et c'était dégueulasse.
Il s'était assis sur ce lit. Allongé. Il avait même fait le lit, une matinée où il n'avait rien à faire, attendant que Georg sorte de la salle de bain pour aller à la piscine.

La piscine.

Oh... Il s'était baigné dans la piscine. Dieu seul, ou non, Dieu, Bill et Tom seuls savaient ce qui s'était passé dans cette piscine. Cette piscine où, en plus, il avait bu la tasse.

Trop.

C'était juste, beaucoup trop. Trop intense, trop dégueulasse, trop impossible. Il aurait voulu crier, ou pleurer, ou gerber. Mais c'était tellement dur, de penser à avoir une réaction humaine dans ces moments là. C'est comme si on lui avait annoncé que son père avait sauvagement assassiné sa mère, que son chien avait mangé sa soeur, que Georg s'était rasé la tête, qu'une libellule avait été élue chancelière. Impossible, ou pas. Il devait revoir certaines choses avec certaines personnes à présent, et penser à appeler son père et lui jurer qu'il le tuerait de ses mains s'il touchait à sa mère.
Alors, comme il ne pouvait rien faire, sinon regarder droit devant lui, eh bien il resta là, à fixer le vide, les mains dans son dos, appuyer contre la porte.
Devait-il en parler à Georg? Devait-il faire savoir à Bill et à Tom qu'il était au courant? Devait-il seulement faire quelque chose, ou laisser couler?

On ne laisse pas couler des choses de ce genre, parvint-il tout de même à penser.

Et puis, la porte s'ouvrit derrière lui, lui dérobant son seul appuis. Il vacilla, et sentit deux mains pousser dans son dos pour le remettre en équilibre. Il se retourna prestement, dégoûté par ce simple contact. Il ne savait pas encore à qui appartenait cette paire de mains, mais elle semblait avoir provoqué une réaction épidermique chez Gustav, qui avait littéralement fait un bond en avant.
En ce retournant, il croisa le sourire amusé de Tom.

Dégueulasse.

Il le dévisagea, et ne pu que conclure que tout Tom le dégoûtait. Ses yeux. Son nez. Sa bouche. Ses cheveux. Ses sourcils, son front, ses pommettes, son menton, son cou, le fin duvet qui couvrait sa peau, les fossettes qui creusaient ses joues lorsqu'il souriait, son putain de sourire en coin aussi, d'ailleurs. Et ses dégueulasses mains, de ses dégueulasses bras, de sa dégueulasse personne. Putain, Tom était dégueulasse.

-Alô Gustav, ici Tom. Chantonna Tom en rigolant.

Sa voix. Il avait oublié sa voix. Sa voix qui devait être la plus ignoble, la plus sale, la plus toxique et nocive et corrosive, dangereuse et mortelle du monde. Ou de l'univers.

Tom avança, passant à côté de Gustav sans insister. Et derrière Tom, il y avait Bill. Qui battait des cils, avançait en roulant des hanches, ses yeux allant de Gustav à Tom avec un regard carnassier.

Attendez.

Depuis quand est-ce que Bill...

Et Gustav avait envie de pleurer maintenant, juste pleurer de soulagement, ou presque. Bill n'avait rien à voir là dedans. Non, ce n'était pas Bill et Tom qui baisaient, c'était Tom et Emily. Ils étaient juste deux pauvres malades mentaux, dont la pathologie les poussait à aller plus loin qu'ils ne l'auraient voulu consciemment.
Donc, pas d'inceste, juste de la folie.

-Gustav, soupira Emily en se tournant vers lui, arrête de nous mater comme ça, ça devient gênant.

Gênant. C'était bien le mot. C'était même pire que gênant, ça l'oppressait, le dérangeait, le compressait, l'intimidait même. Avait-il demandé à avoir ses visions pénibles? Avait-il souhaité qu'on lui impose cette réalité fâcheuse?

Il tourna la tête. Qu'il s'agisse d'Emily ou de Bill, les images qui dansaient derrière ses paupières restaient encore et toujours les deux même silhouettes enlacées, emboîtées, s'enlaçant, se frottant en suant.
Georg entra à son tour dans la pièce, avançant d'un pas prudent en toisant Tom et Bill. Tom et l'autre. Et pendant que l'autre s'affairait à appuyer sur les boutons de la télécommande à la recherche d'un programme intéressant, Tom soupira, relâchant ses épaules, et se racla profondément la gorge avant de s'adresser à Gustav et Georg.

-C'est tendu les mecs. C'est trop tendu. Cette ambiance est pourrie.

Il laissa passer un blanc significatif, donnant toute l'intensité désirée à sa phrase. Pendant ces quelques secondes de silence, ou de presque silence puisque les sons des diverses chaînes de télé défilaient, s'élevant de façon hachée dans la pièce, Georg songea à la rébellion, hurler à Tom que l'ambiance qu'il disait être "pourrie" l'était simplement par sa faute. Mais voyant que Gustav ne réagissait pas aux propos de Tom, et que de ce fait, il se retrouverait seul face à Tom, ou plutôt face aux jumeaux si il ouvrait la bouche, il se ravisa.
Bien content de son effet, Tom soupira encore et se laissa tomber sur le lit qui rebondit sous son poids.
Ca sentait la grande discussion, et bientôt Georg et Gustav se rapprochèrent, s'asseyant dans un même mouvement sur le matelas inférieur des lits superposés.

-L'ambiance est pourrie, et on passe de mauvaises vacances. Tous. Pas un seul de nous ne s'amuse.

Et comme pour accentuer ces propos, la voix de Bill, enfin celle d'Emily quoi, s'éleva dans la pièce, pestant contre ces "foutues chaînes pas capables de diffuser des choses intéressantes, sinon des documentaires en espagnol sur la récolte du riz en Chine.".

-On pense que... on devrait se séparer, aller chacun de notre côté quoi.

Georg soupira, de soulagement peut-être. Seulement quelque chose le chiffonnait.

-Tu dis "on", mais t'es le seul à parler là. Bill n'a pas l'air très concerné, ajouta-t-il en élevant la voix à l'adresse du dit Bill.

-On a pas besoin de parler de Bill là. Trancha Tom en fronçant sévèrement les sourcils, ses lèvres s'ourlant dans un sourire qui lui donnait un air hystérique. Bill n'a pas besoin d'être consulté. Bill on s'en fout.

-Quand tu parles de séparation, tu pourrais être plus clair?
Demanda Gustav en joignant ses mains sur ses genoux.

-J'entends par là que... Nous, on se trouve une autre chambre. Voire un autre hôtel, et vous... faites ce que vous voulez.

-Mais je vois pas la différence avec maintenant!
S'écria Georg en se relevant, manquant de se cogner au lit du dessus. Franchement, vous nous avez jamais mis autant à l'écart Gustav et moi, j'ai l'impression d'être la cinquième roue du carrosse constamment. On est pas là pour vous tenir la chandelle mec!

Georg l'ignorait, mais sa dernière phrase avait fait tiquer ses trois camarades. D'un côté les jumeaux, de l'autre Gustav. Les deux premiers un peu déstabilisés mais par pour autant inquiétés d'avoir pu être surpris. Le dernier, les yeux brillants, espérant secrètement que Georg ait découvert ce que lui même avait appris quelques minutes auparavant, histoire de ne pas être encore une fois seul face aux deux tyrans.

-Si tu n'vois pas la différence, souffla Tom, je vois pas où est le problème.

-Le problème c'est qu'on laisse pas des potes en plan comme ça! On aura plus beaucoup l'occasion de vous revoir après ces vacances, vous le savez très bien
, s'énerva Georg en dansant d'un pied sur l'autre.
On voulait être tous ensemble une dernière fois, et voilà qu'encore une fois, vous gâchez tout! Vous êtes tout le temps en train de tout gâcher! Explosa-t-il enfin en shootant violemment dans ce qui semblait être une botte.

-Et si on part maintenant, ça évitera qu'on se foute sur la gueule à vie. Non? Dit simplement Tom, un sourcil relevé.

-Moi, la question que je me pose, c'est où vous allez bien pouvoir atterrir, étant donné qu'on est en pleine saison et que les hôtels doivent être blindés, que vous n'êtes pas majeurs et qu'il nous reste précisément trois jours ici? Demanda Gustav, fier de lui.

-Emily est pleine de ressource, conclut Tom en se levant, ne prenant même pas la peine d'admirer la mine déconfite de Gustav qui ne savait plus quoi penser. Devait-il être heureux du départ des jumeaux, ou devait-il, au contraire, s'en inquiéter et les dissuader.

-Tom soit responsable, sérieusement. Tu peux pas partir et emmener Bill dans son état.

-Il va bien.

-Il ne va pas bien. Il se prend pour une fille, ta soeur, ta jumelle.

-Il n'a rien à voir avec elle, t'es vraiment un con Gustav.

-Est-ce que Bill t'a dit qu'il voulait partir? Ou bien est-ce que t'as prévu ça avec elle?

-Écoute, Gustav. Bill a toujours fait, fait et fera toujours ce que je lui demande de faire. Bill me préférera toujours à toi. Bill préférerait que je le batte sans concession plutôt que tu lui masses les pieds. Alors tu le laisses, tu nous laisses. Et en ce qui concerne Emily, elle peut faire tout ce qu'elle veut, ça ne te regarde pas.

-Ca me regarde Tom, parce que ce qu'elle fait, c'est Bill qu'il le fait. Alors n'importe où qu'elle aille, le fric qu'elle dépense, le nombre de verres qu'elle boit, avec qui elle couche. Je laisserai pas faire n'importe quoi.
Dit-il en osant soutenir le regard de Tom, appuyant bien sûr ses mots là où il fallait.

Et c'est précisément à ce moment là que Tom compris que Gustav savait. Mais peu importe, il continuerait à s'enfoncer loin dans Emily, à faire crier et suer Emily, la plaquer si fort contre le matelas qu'il aurait du mal à reprendre sa forme par la suite. L'envie de provoquer Gustav était presque plus intense que celle qui tiraillait son bas ventre lorsqu'il pensait à sa jolie soeur, au visage si fin et aux yeux si doux, à la bouche si sucrée et rosée d'où sortaient de si délicieuses plaintes lorsqu'il la pilonnait.
Tom était juste fou, en fait.

-Tom, vient on sort. Lança Emily, sa tête dépassant du canapé.

Cela fit mal à Gustav. Elle était tellement Bill. Elle débarquait dans leur conversation, leur duel, comme un cheveu sur la soupe, ne se souciant pas à un seul instant du moment qu'elle venait de briser.

-Vous allez où? Demanda Georg, resté muet depuis un moment.

-Ca ne regarde que Tom et moi, répondit Emily, la voix grinçante et le visage déformée par une expression hautaine.

-Tu vois, c'est entre nous. Dit Tom à voix basse, s'adressant à Gustav avant de le gratifier d'un clin d'oeil.

En quelques enjambées, Tom était déjà de l'autre côté de la pièce, s'affalant dans le canapé en passant un bras autour des épaules d'Emily. Il chuchota quelques mots à son oreille, puis elle se tourna, biaisant successivement Georg et Gustav avant de ricaner.
Et puis, ses yeux papillonnants, elle se leva et se dirigea vers la porte sans plus de cérémonie. Tom adressa un dernier regard à ses deux camarades et partit à sa suite, lançant un "Ne nous attendez pas." avant de fermer la porte.

Georg soupira, se tournant vers Gustav comme s'il attendait des instructions. Gustav lui, avait la tête tournée vers la fameuse porte, l'air songeur. On aurait pu croire que son esprit tournait et retournait milles et une idées, mais il n'en était rien. Il avait déjà une idée.

-Georg, on va appeler Simone.

-Oh putain.
Répondit l'interpellé, comme sonné.

-Mais d'abord, on va parler à Lanz et Dieter. Il faut bien commencer quelque part non? Alors on va aller tout leur raconter, histoire qu'ils ne fassent pas des choses qui mettent les jumeaux hors de notre portée.

-Passe devant.
Répondit Georg en prenant sa tête dans ses mains.

Pendant que Gustav enrageait intérieurement contre ce lâche de Georg, Tom et Emily se baladaient dans le centre-ville, Emily marchant devant, sautillant dans les petites rues et s'arrêtant devant toutes les boutiques. Tom, plus calme, était aussi tracassé. Malgré l'assurance dont il faisait preuve en présence de Gustav et Georg, une sourde angoisse prenait peu à peu possession de son corps et son esprit. Et le véritable problème, c'est qu'il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce quelque chose qui le titillait. Il pouvait s'agir de tout et de n'importe quoi. Peut-être était-ce la faute d'Emily, trop indépendante, trop charismatique, trop souriante, alors que lui ne vivait plus que par elle. Il était un autre Tom, il se sentait comme s'il était un fragment de sa soeur, un quelque chose qui ne pouvait pas vivre sans elle.

Non le problème n'était pas là. Emily ne pouvait pas être un problème, ni même la source d'un problème. Ce n'était pas non plus la faute de Georg et de Gustav. Il n'en avait simplement rien à foutre de leur avis, et même de leur présence. Il n'avait pas besoin d'eux, lui et Emily n'avaient pas besoin d'eux. Non le problème était ailleurs, plus enfoui, plus complexe.

-Emily, pas si vite. Dit-il à l'adresse de sa soeur, la rattrapant alors qu'elle s'était retournée pour l'attendre, les yeux luisants et la bouche humide.

-Excuse moi. Répondit-elle simplement alors que Tom lui attrapait la main, la serrant suffisamment pour lui faire comprendre qu'elle devait rester près de lui.

Ils marchèrent encore quelques minutes avant de s'arrêter à la terrasse d'un café, commandant chacun une boisson fraîche. Emily faisait la conversation pour deux, parlant vivement, incapable de laisser ses mains en place, et regardant partout à la fois. Tom, une main sous le menton, la regardait s'agiter sans vraiment porter attention à ce qu'elle disait. Depuis une dizaine de minutes, il avait envie de rentrer à l'hôtel pour enfermer Emily, que plus personne ne la regarde. Parce qu'en effet, l'attitude extravagante de sa soeur attirait plus d'un regard, d'hommes comme de femmes. Ces regards, pas forcément malsains, dérangeaient Tom plus qu'ils n'importaient à Emily. C'était sa soeur, sa soeur à lui, et les autres n'avaient pas à la regarder, et encore moins la toucher. Lanz avait d'ailleurs des comptes à lui rendre, on ne s'amusait pas avec sa soeur sans en payer les conséquences ensuite.

-Tom. Je veux rentrer.

-Ah oui?
Répondit l'interpellé, sans vraiment s'intéresser à Emily, mais plutôt à ce qu'il allait faire à Lanz.

-Oui. Maintenant, je veux rentrer. J'ai un truc à faire.

-Et quoi donc?
Demanda-t-il en fronçant les sourcils, la voix dure.

-Un truc, Tom.

-Ca ne répond pas à ma question. Qu'est-ce que tu vas faire?

-Je crois que ça ne te regarde pas.
Fit sèchement Emily, ses yeux devenus tout à coup très sombre, très effrayant, ce qui n'allait d'ailleurs pas du tout à Tom.

-Regarde moi autrement. Souffla-t-il, partagé entre l'envie de renverser la table et rentrer à l'hôtel, et celle d'envoyer une claque à Emily.

Elle ne changea pas de regard, ne dit pas un mot, et se contenta de fixer Tom, un sourire malsain se dessinant peu à peu sur ses lèvres glossées. Tom n'avait pas à savoir ce qu'elle allait faire, et Tom n'avait pas à redire ses actes. Et puis Tom ne devait pas hausser la voix, ou lui parler comme à un chien.
Tom attrapa sa main sur la table, baissant la tête, ses yeux cherchant à fuir ceux d'Emily. Voilà, elle avait gagné.

-Bon, en route. Dit-elle en glissant de sa chaise, marchant déjà devant, alors que Tom payait leurs consommations.

A moins d'un kilomètre de là, Lanz se préparait à aller rejoindre Gustav, qui l'avait appelé sur le téléphone de la chambre, lui demandant de venir rapidement à leur chambre pour qu'ils puissent parler de quelque chose de très important. Il avait pris le temps de se préparer parfaitement, après tout il pouvait bien tomber sur Emily puisqu'il allait dans sa chambre, avait changé plusieurs fois de tenue, avait pris soin de se brosser les dents et se coiffer. En bref, il s'était apprêter comme s'il allait à une soirée, quelques heures avant midi, pourquoi pas.
Et puis, Lanz avait fini par sortir de sa chambre, et la surprise fut totale lorsqu'il tomba sur Emily, essoufflée et échevelée comme si elle venait de courir le marathon. Lui souriant, elle s'approcha doucement, collant leurs lèvres ensemble sans être douce, soupirant bruyamment contre les joues de Lanz dont le ventre papillonnait déjà de voir son grand amour, aussi pressée et heureuse de le voir.

-Faut qu'on aille voir un truc dans ta chambre. Chuchota-t-elle directement à son oreille, envoyant de grands frissons dans tout le corps du garçon.

-Ouais, euh. Ouais, ouais je vais voir Gustav, je reviens.

Il claqua un baiser sur les lèvres d'une Emily figée, le regard glacial.

-Non Lanz, on va voir ce truc maintenant. Insista-t-elle, se demandant ce que ce connard de Gustav voulait à son Lanz.

Elle se colla un peu plus sur lui, suffisamment pour lui faire comprendre de quel truc il s'agissait, et surtout pour qu'il réagisse exactement comme elle le voulait.

-C'est l'affaire de cinq minutes, je te le promets. Dit-il encore en caressant ses cheveux brillants.

-Très bien. Va faire ton affaire de cinq minutes. Moi je vais faire mon affaire d'au moins une heure avec Dieter. Où est-il? Cracha Emily, commençant à perdre patience devant la ténacité de Lanz.

-Seulement cinq petites minutes, geint Lanz en tenant Emily dans ses bras. Gustav veut me parler, mais ça sera rapide, je te jure.

-Ne serais-tu pas gay, à vouloir voir Gustav plutôt qu'aller avec moi dans la chambre?
Demanda Emily, dédaigneuse. Elle en avait assez, et si Lanz ne se décidait pas rapidement, elle finirait vraiment par aller voir Dieter.

Lanz soupira, un sourire désolé sur son visage. Il secoua la tête, et plongea ses yeux dans ceux d'Emily, noirs de colère. Tout son visage était crispé, comme si elle voulait sauter à la gorge de Lanz - ce qui était sans doute le cas. Alors, un peu paniqué, Lanz abdiqua, tirant Emily vers la porte de sa chambre. Mais celle-ci dégagea son bras vivement, parlant d'une voix basse et étrangement rauque.

-Ne fais pas comme si tu n'en avais pas envie putain.

Et avant que Lanz ne réponde, la voix d'un certain Tom s'éleva, ferme et agressive.

-Il faut que je te parle.

-Nous sommes occupés Tom.
Coupa Emily en avançant finalement vers la porte de la chambre que Lanz venait d'ouvrir.

-Rien à foutre. Lanz, viens voir!

Tom criait presque, transpirant, la mâchoire crispée, les poings serrés. Et Lanz le regardait un peu perdu, un peu effrayé.

-Bon je vais voir Gustav. Décida-t-il en passant à côté d'Emily qui l'attrapa par le t-shirt, le ramenant vers elle.

-Tu préfères aller voir Gustav, te faire casser la gueule par mon frère, ou venir avec moi?
Pris entre deux feux, Lanz se défit de l'emprise d'Emily, fronçant les sourcils avant de lui dire, la voix tremblante, qu'il devait aller voir Gustav.

Le garçon partit rapidement, sous les yeux écarquillés d'Emily, qui, la bouche entre-ouverte, essayait de réaliser ce qu'il venait de se passer. Tom respirait toujours comme un boeuf à ses côtés, la fixant avec hostilité.

-Je vais le tuer. Dirent-ils en même temps, avant de partir d'un même pas en direction de leur chambre.


Bon eh bien nous y voilà.
Je répète que je suis vraiment désolée du retard, surtout que ce chapitre ne fait pas énormément avancer les choses. Enfin si, mais nan. XD

Bon, voilà autre chose pour vous. J'ai commencé, il y a deux semaines de ça, une mini-fic. L'idée m'a été soufflée par Naniis (auteur d'Identités-Perdues) que je remercie grandement ! Je pense la mettre en ligne cette semaine, ou la semaine prochaine, c'est à dire une fois que je l'aurais terminé. Je ne sais pas encore si elle sera postée sur ce blog, ou sur mon blog d'oS. M'enfin, je verrais.
En ce qui concerne la suite, je ne peux pas vous promettre de la mettre dans les jours qui viennent. J'espère juste que vous resterez dans le coin!

Bon bon, ne perdons pas les bonns habitudes!
Questions!

--------------------•Emily et Tom sont-ils, d'après vous, suffisamment atteint pour tuer Lanz?
--------------------•L'attitude d'Emily envers Tom : que vous inspire-t-elle?
--------------------•Gustav a décidé de prévenir Simone : selon vous, comment vont réagir les --------------------------jumeaux?
--------------------•Un avis sur Georg?
--------------------•Pas trop tristes pour lemon? XD

Voilà voilà. Je m'en vais reprendre des forces.

A bientôt!


Votre Pub Ici! -----------------------------------------------------Etre Prévenu Là!

# Posted on Saturday, 08 November 2008 at 4:14 PM

Edited on Saturday, 24 January 2009 at 11:16 AM

Hey hey.

Comme vous avez pu le constater, le blog est en stand-by depuis un certain temps.
Je n'ai pas vraiment trouver le temps de continuer à fond la fiction, à cause des cours, à cause de ce que je fais à côté, à cause de tout ce qui me prend du temps, et surtout à cause de l'amour. (Gnéhéhéhé.)

Brefons les amis. Je reprends officiellement la fiction après le BAC, c'est à dire un petit mois. Bien entendu, si personne n'est au rendez-vous, je me casserai pas la tête : Le monde THien/Fanfic etc, c'est plus trop (plus du tout?) mon trip.

A BON ENTENDEUR.


Bisoux les enfants (l)
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# Posted on Tuesday, 19 May 2009 at 11:02 AM